+ 64% de demandes immobilières venues des Etats-Unis, en 2024
Un chiffre qui laisse rêveur et qui double quasiment la dynamique constatée dans le reste de l’Europe du Sud (+22 %).
Loin d’être un simple coup de cœur passager, cEtte tendance s’est accélérée trimestre après trimestre.
Si les Américains cherchent à Make France Home Again, ce n’est pas uniquement pour le bon vin et la baguette. Derrière ces chiffres, on devine un attrait pour la France des Jeux Olympiques… et peut-être même une manière de prendre du recul sur certaines tensions politiques internes.
Un budget moyen de 560 000€ : le rêve français n’a pas de prix !
Avec un budget moyen de 560 000 € et un prix médian de 345 000 €, les acheteurs américains investissent 19 % de plus que la moyenne observée sur Green-acres. Leur choix ? Du caractère, du cachet et surtout, du calme. Paris reste une valeur sûre, mais Nice prend la tête des villes les plus prisées (3,9 % des demandes contre 3,6 % pour la capitale). Cannes, Antibes et Menton confirment l’attrait pour la French Riviera, tandis que la Dordogne continue de charmer avec Uzès, Sarlat-la-Canéda et Bergerac.
Quand l’immobilier devient la meilleure diplomatie
L’histoire nous a appris que la politique et la diplomatie sont souvent des terrains minés. Mais tandis que les sommets internationaux virent aux impasses, les acheteurs américains, eux, continuent de signer des compromis de vente.
Avec le retour de Donald Trump, les relations transatlantiques se complexifient :
L’augmentation des tarifs douaniers sur les importations européennes met sous tension les secteurs industriels.
Les décisions unilatérales de Washington sur la politique étrangère, notamment sur l’Ukraine, bousculent l’équilibre européen.
Les velléités isolationnistes de « America First » ravivent certaines crispations diplomatiques.
Et pourtant… pendant que Trump impose des sanctions, ses concitoyens investissent dans des bastides provençales. Une ironie douce-amère : « Taxez le vin français, mais laissez-moi ma villa sur la Côte d’Azur avec ses vignes ».
Certains y verront un paradoxe, d’autres un rappel que, malgré les tensions, la France reste un refuge irrésistible pour les Américains. Comme dirait Hemingway : « If you are lucky enough to have lived in France… then wherever you go for the rest of your life, it stays with you ».